Résistantes & résistants

  • 127 résistants tués au combat
  • 1.124 déportés non rentrés
  • 438 internés non rentrés
  • 298 FFI tués dans les combats de la Libération
  • 4.680 internés
  • 1.895 déportés rentrés
  • plus de 15.000 dossiers de demande de cartes de combattants volontaires de la Résistance restent à consulter aux Archives départementales du Pas-de-Calais !

Ces chiffres livrent un aperçu de ce que fut le tribut payé par la Résistance dans le Pas-de-Calais. Le recensement de ces combattants de l’ombre reste pourtant à faire 80 ans plus tard… Notre objectif est de faire la lumière sur chacun d’entre eux, par le biais de courtes notices biographiques, consultables ci-dessous, par ordre alphabétique de nom propre.

Comment retrouver les résistantes et résistants ?

Les notices nécrologiques. Ce sont les premiers écrits sur la Résistance , propres à garder le souvenir des disparus, très souvent dans des conditions tragiques. Ces notices enregistrent la mémoire proche des compagnons d’armes, des membres de la famille. Sans doute enjolivent-elles, sous le coup de l’émotion, des vies de toute façon admirables, mais elles sont peu précises sur les chronologies. Ces sources demandent, comme toutes les sources, à être croisées et soumises au feu de la critique historienne.

Les récits biographiques des résistants. Ils ont été longs à témoigner, à rendre compte de leurs parcours de guerre. Il a fallu pour cela attendre les années soixante-dix, à un moment où ils ont constaté qu’il fallait qu’ils gardent encore la parole, à mesure que le temps passait… et que les historiens s’étaient mis au travail.

Les résistants qui ont écrit : Roger Pannequin, Marcel Houdart, Michel Bourgeois, Elisa Ducher, Natalis Dumez, Henri Duprez, Yves Steenkeste.

Le musée des familles. Les archives privées constituent souvent le plus précieux des témoignages, fournissant des documents, objets et informations variées :

  • les médailles. Elles ont bonne place dans le musée des familles, qu’elles aient été décernées par la France (Médaille de la Résistance, assez rare, Croix de guerre, Médaille du CVR) ou par les Etats-Unis et le Royaume-Uni
  • les photographies. Il est très important de retrouver les portraits de nos résistantes et de nos résistants, et les archives familiales viennent combler cette lacune des archives administratives, les clichés étant rares dans les dossiers de résistants et de victimes civiles.
  • les articles de presse. Distinctions, nécrologies, cérémonies, sont l’occasion d’articles qui, s’ils ne sont pas contemporains des faits de résistance, peuvent fournir quelques photographies aussi.
  • les certificats et attestations. Les plus importants sont les certificats d’appartenance aux FFI, délivrés généralement peu de temps après la Libération, ou les attestations d’appartenance aux FFC délivrés après enquête.

Les archives administratives. Elles concernent les résistant.e.s et sont très diverses et conservées aux Archives départementales (dossier de demande de la carte de combattant volontaire, notamment), ou au Service Historique de la Défense au château de Vincennes (dossier administratif, série GR 16 P). Un inventaire en ligne permet de repérer le n° du dossier et indique la catégorie dans laquelle le résistant a été homologué (FFL, FFC, FFI, RIF, DIR). Les dossiers d’internés (au long cours), de déportés et de fusillés sont conservés à Caen (SHD, AC 21 P) et les papiers de la DGER (SHD, 28 P 4) conservent des éléments précieux sur les membres de réseaux. Ces quelques archives n’épuisent pas la recherche et on peut se reporter aussi aux dossiers concernant les organisations résistantes (SHD, 13 P, 17 P, 18 P) et bien d’autres éléments encore que le hasard de la recherche permet de mettre en lumière.